Saturday, November 26, 2011

Madame Bovary, de Gustave Flaubert

Semanas atrás li Madame Bovary. Precisava ler em francês porque tinha uma prova e fazia muito tempo que não usava essa língua (depois, feita a prova, vi que não teria precisado, a prova foi uma bobagem, mas tudo bem), e os outros dois livros que comecei a ler antes de Flaubert, por um motivo ou outro, não me empolgaram (romances recentes: Le dictateur et le hamac, de Daniel Pennac, e Volkswagen Blues, de Jacques Poulin, presentes de duas amigas muito queridas). Minha história com Flaubert vem de longe, de quando na faculdade li Flaubert's Parrot, de Julian Barnes (li em espanhol, na tradução de Anagrama, El loro de Flaubert). Foi o melhor livro que li na disciplina de Literatura Contemporânea, sem dúvida o melhor livro "novo" (posterior a 1980) que a gente leu lá - não só para mim, vários colegas começamos a devorar outros livros de Julian Barnes, Before She Met Me, A History of the World in 10½ Chapters,... Enfim: graças a El loro de Flaubert, que trata da vida e as opiniões do escritor, da correspondência com Louise Colet, de suas filias e fobias, da redação, mais do que de Madame Bovary, do conto "Un cœur simple", achei que conhecia bem o autor, e inclusive escrevi um ensaio sobre Flaubert e a Normandia. Mas, tirando Trois contes, o fato é que eu não tinha lido nada, e as duas vezes que peguei Madame Bovary o abandonei, entediado, depois de 20 ou 30 páginas. Desta vez (semanas atrás) estava disposto a superar esse tédio inicial e seguir em frente, e a surpresa foi ficar empolgado desde o começo. Para mim é um romance mais moderno que Anna Karénina, por exemplo, que também li não faz muito e trata de temas parecidos, talvez porque os dilemas morais de Anna são (pareceram-me) de um tempo passado, não fazem muito sentido hoje, enquanto o que leva Emma Bovary à infelicidade é bem atual. (Só não é atual a falta de cenas de sexo: não há sexo em Madame Bovary, é tudo elipse, uma pena.) Não vou tentar fazer uma crítica, só copio uns trechos significativos, dos que gostei especialmente.


Sobre o matrimônio:

Un jour qu'en prévision de son depart elle faisait des rangements dans un tiroir, elle se piqua les doigts à quelque chose. C'était un fil de fer de son bouquet de mariage. Les boutons d'oranger étaient jaunes de poussière, et les rubans de satin, à liséré d'argent, s'effiloquaient par le bord. Elle le jeta dans le feu. Il s'enflamma plus vite qu'une paille sèche. Puis ce fut comme un buisson rouge sur les cendres, et qui se rongeait lentement. Elle le regarda brûler. Les petites baies de carton éclataient, les fils d'archal se tordaient, le galon se fondait; et les corolles de papier, racornies, se balançant le long de la plaque comme des papillons noires, enfin s'envolèrent par la cheminée.


Sobre o amor:

Quant à Emma, elle ne s'interrogea point pour savoir si elle l'aimait. L'amour, croyait-elle, devait arriver tout à coup, avec de grands éclats et des fulgurations, - ouragan des cieux qui tombe sur la vie, bouleverse, arrache les volontés comme des feuilles et emporte à l'âbime le cœur entier. Elle ne savait pas que, sur la terrasse des maisons, la pluie fait des lacs quand les gouttières sont bouchées, et elle fût ainsi demeurée en sa sécurité, lorsqu'elle découvrit subitement une lézarde dans le mur.


Mais sobre o amor:

Mais, par ce renoncement, il la plaçait en des conditions extraordinaires. Elle se dégagea, pour lui, des qualités charnelles dont il n'avait rien à obtenir; et elle alla, dans son cœur, montant toujours et s'en détachant, à la manière magnifique d'une apothéose qui s'envole. C'était un de ces sentiments purs qui n'embarrassent pas l'exercice de la vie, que l'on cultive parce qu'ils sont rares, et dont la perte affligerait plus que la possession n'est réjouissante.


Sobre o fim do amor:

Le lendemain fut, pour Emma, une journée funèbre. Tout lui parut enveloppé par une atmosphère noire qui flottait confusément sur l'extérieur des choses, et le chagrin s'engouffrait dans son âme avec des hurlements doux, comme fait le vent d'hiver dans les châteaux abandonnés. C'était cette rêverie que l'on a sur ce qui ne reviendra plus, la lassitude qui vous prend après chaque fait accompli, cette douleur, enfin, que vous apportent l'interruption de tout mouvement accoutumé, la cessation brusque d'une vibration prolongée. [...] Cependant les flammes s'apaisèrent, soit que la provision d'elle-même s'épuisât, ou que l'entassement fût trop considérable. L'amour, peu à peu, s'éteignit par l'absence, le regret s'étouffa sous l'habitude; et cette lueur d'incendie qui empourprait son ciel pâle se couvrit de plus d'ombre et s'effaça par degrés.


Sobre a plenitude:

Jamais Mme Bovary ne fut aussi belle qu'à cette époque; elle avait cette indéfinissable beauté que résulte de la joie, de l'enthousiasme, du succès, et qui n'est que l'harmonie du tempérament avec les circonstances. Ses convoitises, ses chagrins, l'expérience du plaisir et ses illusions toujours jeunes, comme font aux fleurs le fumier, la pluie, les vents et le soleil, l'avaient par gradations développée, et elle s’épanouissait enfin dans la plénitude de sa nature.


Sobre a persistência do desejo (este trecho me emocionou: em 97 também usei os Jardins du Luxembourg para tentar esquecer alguém):

Souvent, lorsqu'il restait à lire dans sa chambre, ou bien assis le soir sous les tilleuls du Luxembourg, il laissait tomber son Code par terre, et le souvenir d'Emma lui revenait. Mais peu à peu ce sentiment s'affaiblit, et d'autres convoitises s'accumulèrent par-dessus; bien qu'il persistât cependant à travers elles; car Léon ne perdait pas toute espérance, et il y avait pour lui comme une promesse incertaine qui se balançait dans l'avenir, tel qu'un fruit d'or suspendu à quelque feuillage fantastique.


Sobre o pensar mal de quem amamos:

Elle le détestait maintenant. Ce manque de parole au rendez-vous lui semblait un outrage, et elle cherchait encore d'autres raisons pour s'en détacher: il était incapable d'héroïsme, faible, banal, plus mou qu'une femme, avare d'ailleurs et pusillanime.
Puis, se calmant, elle finit par découvrir qu'elle l'avait sans doute calomnié. Mais le dénigrement de ceux que nous aimons toujours nous en détache quelque peu. Il ne faut pas toucher aux idoles: la dorure en reste aux mains.


Sobre o desejo de absoluto:

N'importe! elle n'était pas heureuse, ne l'avait jamais été. D'où venait donc cette insuffisance de la vie, cette pourriture instantanée des choses ou elle s'appuyait?... Mais, s'il y avait quelque part un être fort et beau, une nature valeureuse, pleine à la fois d'exaltation et de raffinements, un cœur de poète sous une forme d'ange [...]. Oh! quelle impossibilité! Rien, d'ailleurs, ne valait la peine d'une recherche; tout mentait! Chaque sourire cachait un bâillement d'ennui, chaque joie une malédiction, tout plaisir son dégout, et les meilleurs baisers ne vous laissaient sur la lèvre qu'une irréalisable envie d'une volupté plus haute.


Sobre o adultério:

Ils se connaissaient trop pour avoir ces ébahissements de la possession qui en centuplent la joie. Elle était aussi dégoutée de lui qu'il était fatigué d'elle. Emma retrouvait dans l'adultère toutes les platitudes du mariage.




Sunday, November 20, 2011

Fótons emaranhados

Da reportagem de Bernardo Esteves, na revista Piauí de outubro, sobre o físico Luis Davidovich, professor na UFRJ e um dos nomes de referência da área da mecânica quântica.

Encantei-me com este parágrafo:


No romance Os Irmãos Corsos, de 1844, Alexandre Dumas contou a história de dois gêmeos que, separados pela vida, permanecem unidos por uma ligação misteriosa, de teor telepático. A dor que um deles sente na Córsega é experimentada pelo outro no continente. Na física quântica, ocorrem fenômenos semelhantes, que desafiam o bom-senso. Ao ser disparado contra um cristal, um feixe de laser pode gerar pares de partículas que os físicos chamam de fótons gêmeos, ou emaranhados. Nesse estado, continuam a se comportar como se fossem um objeto único, mesmo depois de se separarem. Qualquer ação sofrida por um deles se reflete no estado do outro, ainda que estejam distantes milhares de quilômetros. E difícil fugir à esfera do sobrenatural quando se imagina tal emaranhamento no plano microscópico. O próprio Einstein, quando vislumbrou o fenômeno num trabalho teórico, chamou-o de "ação fantasmagórica a distância".


PS nada a ver: © da nova foto da cabeceira do blog também Ramon.

Saturday, November 19, 2011

Ou seja...

... passo duas horas mexendo no design do blog, até achar bonitinho, e daí vou ver como fica no Explorer e aparece tudo fora de lugar! Iiiih! Não mexo mais! Oficialmente: este blog é para ser visto com o Firefox.


PS: O mar é © Ramon.

Wednesday, November 16, 2011

Cunnilingus in North Korea



By the artist: Y0UNG-HAE CHANG HEAVY INDUSTRIES. 

In: 8a Bienal do Mercosul, que terminou ontem em Porto Alegre.

Sunday, November 13, 2011

Sobre les retallades sanitàries a Catalunya...

... (no és el primer cas, altres tenen menys repercussió, com a màxim una carta al director del diari). Portaveu de Sanitat, conseller de Sanitat, conseller d'Economia, president: sou uns fills de puta
  


Fallece una mujer con aneurisma tras deambular por cuatro hospitales

La familia atribuye la muerte a los recortes en sanidad y se querella contra responsables del Vall d'Hebron - La paciente tardó 65 horas en ser operada

PERE RÍOS - Barcelona - El País, 13/11/2011


Una mujer de Girona afectada de un derrame cerebral (aneurisma) realizó un periplo por cuatro hospitales públicos de Cataluña durante 65 horas hasta que fue intervenida. En este tiempo, entre el 7 y el 10 de septiembre de este año, la paciente sufrió dos nuevos sangrados que agravaron su estado y falleció al cabo de seis días de ser operada.

La familia ha presentado una querella en los juzgados de Barcelona contra el gerente del hospital Vall d'Hebron y contra el jefe del servicio de neurocirugía de ese centro, a los que imputa un delito contra los derechos individuales de los ciudadanos, por no garantizar la atención sanitaria de la paciente, y otro de denegación de asistencia sanitaria al que están obligados esos profesionales. La Generalitat de Cataluña, titular de los cuatro hospitales por los que pasó la mujer, defiende su actuación y considera que la paciente recibió el tratamiento que necesitaba y que no se produjo ninguna disfunción. El hospital Vall d'Hebron ha declinado hacer cualquier valoración al conocer que la familia estudiaba emprender acciones legales. La querella ha sido redactada por el abogado Rafael Núñez en nombre del marido y de las dos hijas de la fallecida, Natalia y Carmen Fuertes.

El aneurisma es una dilatación arterial del cerebro que pone al paciente en una situación de emergencia, según señalan los expertos. El índice de mortalidad ronda al 50% antes de la hospitalización y de los que son atendidos, depende del tratamiento que reciban y del tiempo que se tarde en ello. Según datos del departamento de Salut de la Generalitat, fallecen el 40% de los enfermos a las 24 horas de sufrir la dolencia, al cabo de 72 horas la mortalidad afecta al 46% y a los seis meses alcanza el 60%. Se calcula que esta afección afecta a entre el 1 y el 2% de los occidentales.

Los hechos de este caso se iniciaron la madrugada del pasado 7 de septiembre, cuando María del Carmen Mesa Nozal, de 65 años, se despertó con un intenso dolor de cabeza y pérdida de consciencia, dos de los síntomas habituales del aneurisma. Fue trasladada desde su domicilio de la localidad gerundense de Tossa de Mar al hospital de Blanes, donde ingresó a las 5.10. A la vista de esos síntomas y la imposibilidad de tratarla en un centro con recursos limitados como aquel, la derivaron al hospital Josep Trueta, la referencia sanitaria en la provincia de Girona. Allí ingresó a las 10.17. Se le realizaron varias pruebas y se concluyó que sufría un "aneurisma de arteria comunicante anterior roto con extensión a parénquima y coágulo intraventricular", según el parte asistencial.

Según la querella, los médicos del Josep Trueta explicaron a los familiares la urgencia de la operación, pero advirtieron de que no podían realizarla porque ese hospital "se encontraba afectado por la reciente reordenación de los servicios establecida desde el departamento de Salud de la Generalitat [popularmente conocida como política de recortes sanitarios]", según especifica el texto. Tras esa reorganización, el protocolo aplicable "obligaba a tratar este tipo de patologías agudas (con sangrado) en el centro de referencia fijado en el mapa sanitario, en este caso, el hospital Vall d'Hebron" de Barcelona, según la querella.

La paciente llegó en ambulancia a ese tercer hospital a las 17.29 del 7 de septiembre, con un diagnóstico que determinaba un grado cuatro en la tabla de Fisher, el más grave de todos. Este baremo cuantifica la afectación de la hemorragia subaracnoidea, que es como se denomina el aneurisma. Ingresó en la UCI y se le realizaron nuevas pruebas, pero no fue intervenida "porque los quirófanos del hospital del Vall d'Hebron estaban cerrados", dice la querella. Los neurocirujanos dijeron a la familia que la operación se haría al día siguiente.

Ese hospital dispone de 39 quirófanos ordinarios y seis de urgencias. Según la querella, desde el pasado abril "habían dejado de funcionar por la tarde los quirófanos ordinarios que en el hospital del Vall d'Hebron venían haciéndolo desde hacía más de una década". Esta circunstancia, "unido al hecho de haber pasado dicho hospital a ser centro de referencia en Cataluña en situaciones de urgencia como la presente, provocó el colapso asistencial que imposibilitó prestar la asistencia urgente que esa tarde necesitaba la señora Mesa", dice la querella.

La mañana del 8 de septiembre la paciente fue trasladada sedada a quirófanos para realizarle una embolización, consistente en un sellado para impedir el ingreso del flujo de sangre arterial y detener el derrame. No pudo llevarse a cabo por falta de medios, según el informe de epicrisis del hospital Vall d'Hebron que acompaña la querella. "En la sala en que podemos realizar la angiografía no disponemos del sistema road mapping por lo que no se puede realizar el tratamiento endovascular" se dice.

La querella considera que "la precariedad de medios quedó evidenciada" y se vulneraron así los derechos cívicos de la enferma, al no poder ser atendida. La familia cree que en ese momento se la debería haber trasladado, pero los médicos no lo hicieron y aplazaron la operación para el día siguiente, 9 de septiembre. La tarde del día 8 la mujer sufrió dos nuevos sangrados y los médicos informaron a la familia del riesgo.

El 9 de septiembre la operación tampoco se realizó porque no había quirófanos y fue entonces cuando se la trasladó al hospital Clínic de Barcelona "dado el riesgo de nuevo sangrado", según el informe médico del Vall d'Hebron. Al final la intervención se produjo a las 23.34 del día 9. El parte médico del Clínic recuerda que ingresó "al no ser posible tratamiento endovascular" en el centro del que procedía. A las 12.32 del 10 de septiembre volvió al Vall d'Hebron y falleció el día 16.

Un portavoz del departamento de Salud de la Generalitat explicó que el caso "no presenta ninguna anomalía ni particularidad fuera de lo que es habitual en estos pacientes". También dijo que la mujer "estuvo atendida en todo momento de acuerdo con la gravedad de su enfermedad" y que "en ningún caso la muerte se puede atribuir a una posible falta de personal o de recursos para atenderla adecuadamente".



Cronología del caso
- Hospital de Blanes. Ingreso a las 5.10 del 7 de septiembre con pérdida de conciencia y palidez. Derivación.
- Hospital Josep Trueta de Girona. Ingreso a las 10.17. Diagnóstico de aneurisma. Derivación.
- Hospital Vall d'Herbon de Barcelona. Ingreso en la UCI a las 17.29. La operación se aplaza al día siguiente por falta de quirófano. La mañana del día 8 se vuelve a aplazar la intervención para el día siguiente por falta de medios. Esa tarde y noche la paciente sufre dos nuevos sangrados. El día 9 se aplaza otra vez la operación por falta de quirófano. Derivación.
- Hospital Clínic de Barcelona. Intervención quirúrgica a las 23.34 del día 9. Traslado.
- Hospital Vall d'Hebron de Girona. Ingreso a las 12.32 del día 10 y fallecimiento el día 16.


Más: El "tijeretazo" que no cesa.


Y en El País de hoy (14/11/1011): "Mi madre no pudo luchar por su vida porque no había quirófanos": Rafael Núñez, el abogado que ha redactado la querella presentada en los juzgados de Barcelona, lleva más de 20 años defendiendo los derechos de los pacientes. Pero explica: "Nunca habían llegado a mi despacho unos hechos tan dantescos que pudieran ser constitutivos del artículo 542 del Código Penal". Este precepto se refiere a la autoridad o funcionario público que, a sabiendas, impida a una persona el reconocimiento de los derechos cívicos que prevén la Constitución y las leyes, que es lo que cree, según Núñez. "A esta mujer se le ninguneó de una manera reiterada el derecho básico a la protección de la salud por parte de quienes tenían la responsabilidad de prestarlo", explica.
El letrado explica que "la prueba de la buena salud de nuestro sistema sanitario es que no existen sentencias que reconozcan la vulneración del derecho cívico a recibir asistencia hospitalaria". En su opinión, "eso indica la enorme gravedad del hecho denunciado y del riesgo actual de que se convierta en un hecho ordinario". En este caso dice que ha optado por la vía penal y no la civil, porque "más allá de las posibles indemnizaciones, tenemos interés en aportar una pequeña cuota de compromiso social para que se respeten las leyes y se preserve el sistema sanitario público vigente".


¿Te has visto afectado por los recortes?


PS: Artur, president: a ti te tendría que operar el cirujano Banderas.

PS2: La noticia, es normal pero vale la pena decirlo, no ha salido en La Vanguardia, el periódico de la derecha nacionalista catalana que está en el gobierno, y salió tergiversada en la p#ta TV3, la televisión pública de Catalunya.

Friday, November 11, 2011

Hoje eu não saio, não

(Mas se estivesse no Rio, eu saía.)


Letra e música de Arnaldo Antunes, Marcelo Jeneci, Betão e Chico Salem.

Sunday, November 06, 2011

La piel que habito, de Pedro Almodóvar

Tá, vou dar minha opinião sobre o filme de Almodóvar, tentando não estragar a história a quem não o assistiu, sem me puxar muito (porque daqui a pouco começa o jogo do Espanyol, que quero ver) e sem nenhuma intenção de irritar meu irmão Uri (que, mesmo assim, talvez fique irritado). O filme não é uma obra mestra, mas é a obra de um mestre. Não é uma obra mestra, nem ganhará prêmios, porque é um filme de gênero: como filme de gênero (de suspense) é uma obra mestra (as poucas críticas positivas veem no filme uma reflexão sobre a identidade individual, ou a identidade sexual, etc., grandes conceitos: mas não, eu acho que é "só" uma história de suspense, ou terror psicológico). [Escrito dois dias depois, com o filme deixando pouso: ele é, sim, também, sobre a identidade individual e sexual.] Em Álmodovar eu confio, sempre; com ele eu me deixo levar onde ele quer. Por isso eu me senti angustiado, por isso esqueci que estava assistindo a um filme e esqueci, inclusive, que estava numa sala cinema. A amiga com quem assisti não conseguiu: talvez porque pensou demais, ou por querer se defender do que via, manteve uma distância, e na saída me disse: "isso [que a história conta] ainda não é possível" (esse "ainda" também me angustiou, hehe); entretanto, ela conseguiu pensar sobre o estar num outro corpo. Os críticos espanhóis não têm a boa fé da minha amiga, ou a minha: eles, simplesmente, não toleram, não suportam o sucesso internacional de seu conterrâneo, e parece que vão ao cinema não de olhos e mente abertos, senão com uma caderneta e uma caneta, prestes a anotar o primeiro erro que consigam enxergar.

O caso de Carlos Boyero, crítico de cinema do El País, é patológico. Ele tem fobia a Almodóvar, ou almodovaritis; talvez seja um homossexual não assumido, ou teve alguma experiência traumática na adolescência com algum travesti, sei lá. Em 2009 já escreveu (ou já fez, porque ele nem sabe escrever - desconfiem de qualquer crítico de cinema ou literário que não saiba escrever) uma crítica destrutiva de Los abrazos rotos. Almodóvar não dá mais bola, mas esse ano escreveu uma carta ao jornal lamentando que tivesse um crítico tão ruim; pedindo críticas cinematográficas não necessariamente positivas, é claro, mas sim inteligentes, razoadas, escritas sem preconceitos. (El País tinha o melhor crítico de cinema da Espanha, Ángel Fernández Santos, mas ele morreu; depois houve mudanças, colocaram um tal Borja Hermoso, muito inepto, como editor de Cultura, e esse Hermoso colocou seu amigo Boyero, outro inepto, como crítico.) Boyero não só tem preconceitos, quanto os expõe sem nenhum pudor no próprio texto. A crítica de La piel que habito começa assim: "En la estratégica, sofisticada y abrumadora campaña de promoción con la que Pedro Almodóvar arropa cada una de sus pretendidamente trascendentes películas, desde que surge el proyecto hasta su estreno comercial, sin prisas y sin pausas, administrando implacablemente el tipo de publicidad que necesita en cada momento su mimada criatura...". Mais adiante, escreve: "No he tenido oportunidad de revisar esta película desde que la padecí hace varios meses en la última edición de Cannes. Recurro por ello a la hastiada memoria". E finalmente se refere ao diretor com a expressão "este hombre" ("las últimas obras de este hombre"). Enfim, eles passarão, eu passarinho.

Antonio Banderas está perfeito em seu papel de cirurgião plástico, e Elena Anaya, como vítima, também. A crítica espanhola viu neles (especialmente, nele) inexpressividade, hieratismo, atuações ruins; a crítica norte-americana, mais inteligente, percebeu que "Mr. Banderas and Ms. Anaya are excellent, though neither has been directed to seduce like some of the director’s past memorable characters". É claro que não. Ele não vai seduzir ninguém: é um cirurgião louco, obsessivo; e ela também não, pois está sofrendo a pior tortura. A casa onde tudo acontece, uma mansão linda, decorada com obras de arte, com a mobília de que Almodóvar gosta, muito colorida e tal, é mais angustiante (OK, talvez eu me angustiei demais: a crítica do NYT fala em "an air of unease", "an unsettling vibe", algo mais leve que a angústia), por exemplo, do que o casarão gótico de Los Otros, de Amenábar, e isso só um mestre do cinema consegue (entretanto, o filme remete ao melhor Amenábar, o de Abre los ojos). Como também só um mestre consegue mexer com o espectador com um simples plano de umas mãos abrindo o envelope onde estão as luvas de látex de um cirurgião e colocando-as (não há cenas do cirurgião cortando em fatias a carne da mulher, não precisa). (O mais incrível que ele consegue eu não posso dizer sem entregar o filme - é muito sutil, está nos olhos e o movimento do corpo de Elena.) O Tigrinho, uma personagem (brasileira!) que aparece na primeira parte, é um fofo, um cara engraçado e, ao mesmo tempo... o mais violento da história. Há muitos tipos de violência no filme. Mas a história também tem momentos de humor, frases para rir ("quiere un coño!"; "es que la tiene muy grande"), cenas muito engraçadas (a dos vibradores) e até slapstick, necessários para o espectador não sufocar. E logo há frases daquelas típicas dos filmes de Almodóvar, que ficam ressoando enquanto a história é contada, dando-lhe um sentido ainda não desvelado (e que depois ficam para sempre na memória): em Todo sobre mi madre era aquele "Un tranvía llamado deseo ha marcado mi vida", dito por Cecilia Roth no início; aqui é "La has hecho demasiado parecida con ella", dito por Marisa Paredes quando o espectador ainda não sabe a quem esse "ella" se refere. O filme tem várias cenas inesquecíveis (eu vou lembrar deste filme, bem mais do que de Los abrazos rotos ou inclusive Volver), como a do estupro terrorífico da filha do cirurgião, ou essa da preparação da cirurgia que já contei, ou a cena final. O final é um happy end terrível (e com isso não estrago nada, porque quem já viu um happy end terrível?). Por último, mesmo para quem não goste de Almodóvar, ou para quem não se deixe levar pela história, o filme é uma aula de cinema: o diretor usa todos os recursos da arte, montagem, fotografia, música, saltos no tempo (com o tempo ele faz o que quer), etc. com uma naturalidade assombrosa. Os únicos defeitos que eu vi estão em algumas cenas em que o cirurgião fala, fora de sua mansão, com seus colegas, que são filmadas sem muita preocupação, com diálogos simples e uma fotografia que difere da do resto do filme; é uma pena, parece que Almodóvar não está nem aí para essas cenas, mas é que o interesse da história também não passa por elas.


PS: Ah, esqueci de dizer e é importante (surpreendente, eu diria): nos filmes de Almodóvar, e neste também, as personagens TRANSAM. Não como nos de quase todos os diretores do cinema atual, onde eles ficam um em cima do outro e só.

Wednesday, November 02, 2011

Twitt (pós-festa do Zé)

Escutando a voz balsâmica da Fernanda Takai para me recuperar da noite de ontem. Não tenho mais idade para balada. Descansa coração.


Para um europeu...

... que mora há quase sete anos no Brasil, Europa pode ser muito exótica.

Isto é um McDonald's em Amsterdã Gant:

















Isto é um albergue em Amsterdã:





















Isto é o banheiro de um albergue em Amsterdã:





















(Estou chocado, não consigo comentar.)


Mais fotos da viagem da Marinella no seu blog.

Friday, October 28, 2011

Ana: uma semana

A Ana cumpre hoje uma semana. :p E como seu avô está inundando o Facebook com fotos dela, me sinto livre para postar uma aqui. É a que eu mais gosto (espero que se torne a oficial), tirada apenas minutos depois de nascer. Ela ainda está com um traço de sangue mal lavado. Linda Ana.


Friday, October 21, 2011

21 d'octubre de 2011: ha nascut l'Ana!

Olhos grandes (de golfinho), mais azuis que os do Ramon e amendoados como os da Nelia; já bem abertos quando a colocaram nos braços da mãe, toda desperta, mostrando a língua. Cabelo castanho, pálpebras grandes, sobrancelhas fininhas (mas está com um gorro de lã, nova moda hospitalar). 50 cm, 3,4 kg. "Assistir foi heavy", disse o pai, mas não desmaiou e até fez um videozinho (só não quer fotos da filha na internet - por enquanto OK). (Logo foi para a rua com o Uri para fumar.) Falei com todos: os novos pais, os novos tios, os novos avós (falta telefonar às bisavós). Não serei o tio preferido, de tão longe: vou ser o tio do Brasil. "Vais levar ela para todas as cidades legais brasileiras, e dar presentes exóticos." "Sabes Aninha?, tu tens um tio que mora aqui no Brasil." "Bebezona linda que é a tua sobrinha." "Tu já eras muito amada e esperada." Tenho a foto que não posso postar (e a visão distorcida): nunca vi um bebê mais lindo.


PS: Isto eu posso postar. Onde a Ana vai morar. Um macaco louco, um gorila branco que grita, um tubarão e uma cobra cascavel. Bem-vinda!

Thursday, October 20, 2011

Ana?

Sem notícias de Barcelona.

A Ana não quer sair do útero materno. Parece que lá está muito bem.

Era para ter saído ontem. Hoje também não saiu, quem sabe amanhã.

Ou então está esperando para ser Escorpião, como o pai.


PS: Para Ana, NirvanA. In Utero:



Cobain dedicated "All Apologies" to his wife and their daughter. The songwriter told his biographer that while the lyrics had nothing to do with his family, the song's mood (which Cobain summarized in the words "Peaceful, happy, comfort") was intended for them.

Tuesday, October 11, 2011

Story of an Artist, by Daniel Johnston

Outra música de Daniel Johnston, enviada pelo Uri ("veus com és un tiu brillant!!!!"). Maravilhosa.

Friday, October 07, 2011

... Zero! End of the final countdown!

(My final countdown. There's another, infinitely much more important countdown going on.)

E não entreguei o projeto de doutorado. :(

:)

O último dia para a entrega passou a ser segunda-feira, e ainda vou dar uma revisada. :p

Coisas que eu posso compartilhar:

Que ficou muito bom (acho). Que agradeço desde já a ajuda importantíssima, querida e desinteressada da Marinella, do Sérgio e do meu orientador.

Thursday, October 06, 2011

Rosa, menina Rosa

Recebi agora a notícia, direta do Mali (bem, indireta, através dos meus pais): minha irmã tirou 10 na disciplina que lhe faltava... e já é formada em Antropologia! Felicitats, guapa! Ela já é uma "mulher duas faculdades", hehe. Esta música é para ti, do teu irmão mais velho, que se orgulha de ti e te ama muito.

Wednesday, October 05, 2011

O que é ISSO?

(Acabei de receber por e-mail.)


Experimente o Café Mestrado e Doutorado PUCRS

O Café Mestrado e Doutorado PUCRS é a perfeita e surpreendente combinação de gengibre, leite, mel, café expresso e açúcar mascavo.

Servido quente, o contraste da camada de café com a de mel forma a silhueta que representa as etapas da construção intelectual durante o Mestrado e o Doutorado da PUCRS.

Experimente esta delícia do Z Café e explore as fronteiras do conhecimento na PUCRS.


(Pena. Não vou poder degustar esse "café intelectual" porque lá com quem vou mais é com a Marinella, que hoje viaja. :)

Saturday, October 01, 2011

Ainda beeeeem!

Depois de cinco (!) anos de espera...

... postado há cinco dias em seu canal no YouTube...

... o primeiro vídeo, a primeira música do novo CD da Marisa Monte!!!

ADOREI! Linda música, linda letra,... e com a Spanish touch!


Monday, September 26, 2011

True love will find you in the end, by Daniel Johnston

Essa é a música que estava procurando ontem. Está no filme Medianeras (não percam, isso eu já disse num post anterior, agora digo com mais propriedade, depois de assisti-lo :), é escutada e cantada pelos protagonistas, Mariana (Pilar López de Ayala, falando porteño e mais linda do que nunca) e Martín (o argentino Javier Drolas, ótimo); cantada pelos dois ao mesmo tempo, mas de diferentes lugares. A música é de Daniel Johnston, músico e artista plástico norte-americano, e as imagens do vídeo são do documentário sobre a vida dele, The Devil and Daniel Johnston, não de Medianeras.




Eu não sabia nada de Daniel Johnston, procurei na Wikipedia e achei o seguinte:

Daniel Dale Johnston (born January 22, 1961) is an American singer, songwriter, musician, and artist.

Johnston was the subject of the 2006 documentary The Devil and Daniel Johnston. He currently lives in Waller, Texas.

Johnston has been diagnosed with bipolar disorder, which has been a recurring problem throughout his life.

He began recording Beatles-inspired music in the late 1970s on a $59 Sanyo monaural Boombox, singing and playing piano and chord organ.

Johnston's musical work gained some notoriety when he moved to Austin, Texas. Johnston began to attract the attention of the local press and gain a following augmented in numbers by his habit of handing out tapes to people he met. Live performances were well-attended and hotly anticipated.

In 1988, Johnston visited New York City and recorded 1990 with producer Kramer at his Noise New York studio. It was released in 1990 on Kramer's Shimmy-Disc label. This was Johnston's first experience in a professional recording environment after a decade of releasing home-made cassette recordings. His mental health further deteriorated during the making of 1990.

Interest in Johnston increased when Kurt Cobain was frequently photographed wearing a T-shirt featuring the cover image of Johnston's album Hi, How Are You which music journalist Everett True gave him. In spite of Johnston being resident in a mental hospital at the time, a bidding war to sign him ensued. He refused to sign a multi-album deal with Elektra Records because Metallica was on the label's roster and he was convinced that they were possessed by Satan and would hurt him. He also dropped his manager who brokered the deal, because Johnston believed he too was possessed by Satan. Ultimately he signed with Atlantic Records and released Fun, produced by Paul Leary of Butthole Surfers in 1994.

In 1990, Johnston played at a music festival in Austin, Texas. On the way back to West Virginia on a small, private two-seater plane piloted by his father Bill, Johnston had a hypomanic episode believing he was Casper The Friendly Ghost and removed the key from the planes ignition and threw it out of the plane. His father, a former Air Force pilot, managed to successfully crash-land the plane, even though "there was nothing down there but trees". Although the plane was destroyed, Johnston and his father emerged with only minor injuries. As a result of this episode, Johnston was involuntarily committed to a mental hospital.

In 2004, he released The Late Great Daniel Johnston: Discovered Covered, a two-disc compilation. The first disc featured many artists, such as Tom Waits, Beck, TV on the Radio, Jad Fair, Eels, Bright Eyes, Calvin Johnson, Death Cab for Cutie, Sparklehorse, Mercury Rev and The Flaming Lips covering songs written by Johnston. The second disc featured Johnston's original recordings of the songs.

His artwork is shown in galleries such as in London's Aquarium Gallery and New York's Clementine Gallery, and both in the 2006 and the 2008 Liverpool Biennial. Currently his work is being exhibited as "The Museum of Love" at Verge Gallery in Sacramento, California.

Sunday, September 25, 2011

The Missing Piece, by Shel Silverstein

I used to have a friend ("I used to" because we are no longer in touch) who once, in New York, where we first met, took me to a children's bookstore - Books of Wonder, it still exists. I don't know what I was looking for, but she started getting excited at the view of some books she was very familiar with, books she had grown up reading. And she kept finding them, and commented each and every one to me while putting them in my hands. One was Bridge to Terabithia, another was The Lion, the Witch and the Wardrobe, and then there was this very special one, The Missing Piece, that she adored. I bought them all, five or six books from my friend's childhood. Some years after, I gave the book as a present to my sister. This is a treasure I'm giving to you, I thought, or said (we were a little bit closer than now). And years after that, I sort of regretted not having kept it for myself. Over the time, I found translations of books by Silverstein (The Giving Tree, usually), but not, never, The Missing Piece, which I still don't have. So today I saw a beautiful movie, a love story - I guess it could be said - about missing pieces, and while looking for a song from the film I went over some drawings similar to those in the book. Then I remembered it and found it online. It's an American classic children's book - not especially happy.


Friday, September 23, 2011

Prova de amizade de Julio Cortázar

Faz tempo que queria postar trechos desta carta de Julio Cortázar ao poeta e pintor Eduardo Jonquières, por ser uma das maiores provas de amizade que eu já li/vi - e de agudeza psicológica, e de outwardness, se é que existe essa palavra. (As minhas próprias provas, dadas e recebidas - já fui muitas vezes Eduardo, algumas vezes Julio -, as guardo na memória como um tesouro.) A carta está, junto com outras (oito páginas de cartas; esta ocupa duas, a quatro colunas) na revista Piauí de julho, e a tradução é de Josely Vianna Baptista.  

(Adiciono aqui que não estou postando isto para ninguém. Quando o li, me identifiquei com alguns trechos e senti como o calor de um abraço, foi isso. Se alguém se identifica com algum trecho também, tudo bem. Conheço mais de quatro e mais de cinco pessoas com um quê de Eduardo, isto sim.)


Paris, 27 de agosto de 1955

Meu caro Eduardo:
Ontem fiz 41 anos. Je viens d'avoir 30 ans, dizia Jean, o da estrela, num belo poema do qual deves se, e ele dizia isso com tanta tristeza quanto eu. Quarenta é um número horrível para quem acredita que o mundo é belo, mas alheio, alheio aos meus sentidos que só conhecem uma parte ínfima, à minha inteligência, incapaz de apreendê-lo em suas estruturas mais elementares. (...) Ma foi, tua carta me deixou triste vários dias, e estou quase contente de não tê-la respondido em seguida. Agora eu a vejo - te vejo - com mais perspectiva. Agora consigo ser mais desapiedado, embora não seja piedade, muito pelo contrário, o que tu esperas de mim.
(...)
De tudo o que me conta, de tudo o que confia a mim, o pior é esse sentimento de solidão, de estar isolado entre todos os que o cercam. Conheço um pouco esse sentimento porque fui quase um camarada de juventude e você sabe disso muito bem. Por isso me dói - e como lhe dizer com as palavras certas tudo isto, se a única coisa possível seria olhá-lo nos olhos e dar umas palmadinhas em seu ombro para que você soubesse que seu amigo está perto? -, me dói ver você metido num labirinto tão sutil, tão feito de nadas que são tudos, com paredes que se franqueiam com o corpo mas que nem assim o deixam em liberdade.  E me dói - e me dá raiva, não vou esconder isso, e tenho vontade de gritar que assim você não pode continuar -, me dói ver se agravar o que não foi difícil de suspeitar durante todo o verão passado em Buenos Aires. Naquela época pensei que seu estado físico somava desassossego a sua inquietação moral, mas agora acho que entendo que esta pode mais que qualquer outro fator momentâneo.
(...)
Deixe que eu empregue outra vez o termo "egotista". Não é pejorativo, você sabe. Você tem um interior rico demais para não ser um pouco bumerangue e retornar a si mesmo toda vez que sai para o mundo. Seu egotismo me parece uma barricada, um muro de defesa. Não me parece seu verdadeiro ser, o profundo; insisto em vê-lo como um método de vida, um meio que ameaça tomar o lugar de um fim.
(...)
Você já era "difícil" e, mil vezes, em conversas com Paco - o único amigo em quem eu confiava plenamente, além de você -, nós ríamos lembrando suas reações petulantes, seus acessos de entusiasmo seguidos de depressões brutais que o deixavam arrasado e atormentado. Depois fiquei um longo tempo sem vê-lo, mas foi então que você fez o que correspondia exatamente a seu mecanismo de rebelião: foi para a Europa numa viagem bastante insensata e, ao fazer isso, fez o que Freud chama de "matar a mãe" (matava vários outros, de quebra). Não sei muito bem como você viveu quando voltou, embora imagine que tenha sido uma pequena boemia honorável, viveu sozinho - um dia me mostrou seu ateliê -, mas tudo isso encobria, receio, o começo da derrota, a volta ao rincão natal, o ingresso na ordem. Talvez tenha sido nessa época que teve medo (inconscientemente, sem confessá-lo) de escolher um caminho absoluto, ser um artista, como Van Gogh escolheu ser, ou um poeta, como Vallejo escolheu ser. Tudo reside, creio, no fato de você ter vocação para o que não faz, ou para o que faz insatisfatoriamente (não estou aludindo aos resultados, mas a sua satisfação ao fazê-lo). A única maneira de se realizar teria sido, naquele momento, quando você não era casado nem tinha filhos, fazer a viagem verdadeiramente. Entendo por viagem qualquer roteiro interior ou exterior que o teria levado até o extremo de si mesmo. Porque - e será o melhor elogio já feito a você - você não é homem de termos médios, acomodado. Tem uma espécie de sede de absoluto, que se reflete em toda sua conduta. Sua vida, porém, foi montada sobre uma série de compromissos, e até irrisoriamente você caiu num tipo de trabalho fundamentalmente impuro e cheio de concessões, arranjos e compromissos.
(...)
E por que você se rebela contra a ordem burguesa que aceitou há dez anos? A rebelião aos 15 anos tudo bem; esta rebelião aos 40 dá o que pensar.; tem muito de absurdo, tem muito de cópia irrisória da primeira, da autêntica. Entre as duas há uma derrota, a de seu ingresso numa ordem que você não queria. É aí que você tem de procurar uma solução possível, aí e em seu próprio caráter, alterado por fossos, barricadas e pontes levadiças que não são seu verdadeiro eu.

Vou lhe falar com toda a franqueza: neste verão tive a impressão de que você perdeu um dom que antes tinha, embora nunca em grandes proporções: o da alteridade, o de saber se debruçar e escutar, o de se colocar um pouco no lugar do interlocutor, de seu amigo, de quem estiver com você nesse momento. (...) Achei que você tinha perdido a capacidade para o diálogo, um pouco porque era continuamente rodeado e amavelmente fustigado por seus filhos e por tantos que o acompanhavam; mas mesmo aceitando essa justificativa, insisto em dizer que o achei um pouco rígido, um pouco cristalizado, ansioso por oferecer tudo espiritualmente e ao mesmo tempo negando se negando a fazê-lo, encerrando-se rapidamente na anedota fácil, na conversa anodina, no papo-furado social.
(...)
Há em você um fundo invariável de ternura, de confiança e entusiasmo adolescentes; sei que continua encarando a amizade como um sentimento muito mais exigente que o que pode ter, por exemplo, Jorge. Suas reações bastante frequentes e bastante violentas diante da conduta displicente e desapegada do Jorge me provam isso. Sei também que, se eu morasse em Buenos Aires, já teríamos alcançado o plano que eu esperava encontrar neste verão. (...) Agora penso em você diante das outras pessoas. Que razão fundamental você tem para estar divorciado de sua mulher ou de seus amigos, ou de seus filhos, ou do papa? Que razão pode haver senão esse encastelamento obstinado, essa resistência ferrenha às ofensivas do mundo? Não é necessário resistir ao mundo de hoje, o que é preciso é escolher bem o mundo que se prefere e ao qual é preciso se dar; e a esse, ah, a esse é preciso se dar profundamente, como quando se nada, ou se dorme, ou se ama. E eu temo (me diga se estou enganado, porque tudo isso pode ser falso) que sua velha rebeldia de menino contra sua mãe e suas irmãs está envenenando seu presente sem uma razão legítima.
(...)
As soluções extremas e românticas (a pobreza, a travessia do Atlântico, a renúncia às obrigações sociais), você deve descartar de cara. Se não pode ser Van Gogh, quem o impede de ser como Picasso? Se não pode ser Vallejo, porque não viver como Valéry? Não insista em viajar para Marrakech, como aos 17 anos. A vida já provou que você não foi feito para isso. Em compensação, foi feito para tantas outras coisas igualmente valiosas, igualmente belas! Se você achar que deve tomar algum outro rumo, seja inflexível nisso: ninguém deve impedi-lo. Se entender que precisa de seis horas por dia para pintar, é necessário, absolutamente necessário que as encontre. (...) Só acho que, se você conseguir uma base material de tranquilidade (outro emprego, tempo para o trabalho, certa satisfação diante do espelho quando estiver vivendo como quer e fazendo o que quer), há mais possibilidades de o outro se acertar, de os fantasmas irem embora, de haver paz. Receio que você esteja combatendo no campo errado; tem que procurar os inimigos em outro lugar, a começar por você mesmo. Vou lhe dizer algo muito duro: acho que até agora você brinca de não ter pena de si mesmo (escrevendo, por exemplo, um longuíssimo diário onde você não demonstra ter a menor pena de si mesmo, embora o próprio fato de escrevê-lo mostre de sobra que você tem, e quanta); penso que chegou a hora de você realmente começar a não sentir pena de si mesmo, ou seja, hora de renunciar a esse narcisismo às avessas que consiste em cuspir na água onde seu rosto está refletido. Aceite seu rosto, no dia em que ele for como você o deseja.
(...)
Eduardo, acho que me excedi na mesma tecla, e me pergunto o que você vai pensar desta carta. Claro que vou mandá-la mesmo assim, como uma simples prova de amizade, de um antigo afeto que só vai acabar junto comigo. Eu também me pergunto o que María vai pensar se a ler. Acho que entenderá. Acho que vai me perdoar por me intrometer num espaço tão privado, para o qual, no fundo, não fui chamado por ninguém. Teria sido mais fácil (...).
(...)

Wednesday, September 21, 2011

16 days to go

Tristão e Isolda, Bernart de Ventadorn, Rumi, Petrarca, Dante: feito. (Só não sei se servirá para alguma coisa.)

Coisas que eu posso compartilhar:

Tantos versos, tantas canzones, sonetos e cantos dedicados a elas, e não sabemos como eram os seios de Laura nem os de Beatrice.

Mas Petrarca e Dante nem conheceram elas, o que é que eles iam descrever?


Então, coisas que eu posso compartilhar 2:

Dante e Petrarca não precisaram de nada, nem de um corpo, para se apaixonar. O que diz muito sobre a mente humana.

(Minto: precisaram de um olhar.)

Saturday, September 17, 2011

21 days to go

Hoje eu fui da lenda hindu de Krishna e Radha à lenda árabe de Leila e Majnum.

Coisas que eu posso compartilhar...

O BrOffice é melhor do que o Word.


PS: Assisti com o Sérgio ao show de Marianne Faithfull, no Bourbon Country. Ela encerrou o show com esta música do vídeo, que não sei bem se é uma Irish folk song ou é dos Chieftains. Cantou a capella, como no vídeo. Ao vivo foi de arrepiar.  

Thursday, September 15, 2011

22 days to go

Hoje eu fui de Ovídio a Santo Agostinho.

Coisas que eu posso compartilhar...


"Li" as Confissões em duas (!) horas (adoro Internet) e fiz o seguinte descobrimento. Pero hay cosas que hay que decir en lengua materna: He descubierto el mayor ejemplo de sublimación de la historia universal. Si a Don Quijote de tanto leer se le secó el cerebro, a San Agustín de tanto follar le entró tal arrepentimiento que le explotó el cerebro y con los restos construyó la mayor obra literaria de la Cristiandad.

Para mí se convierte en el Santo Padre de los Neuróticos (mi santo!). Y en la prueba, por si faltaba alguna, de que en los manicomios debe de haber grandes mentes que no pudieron o supieron reencaminar su enfermedad.






















San Agustín, regenerado y confesado, 
pensando todavía en su juventud.

Beginning of the final countdown: 23 days to go

Hoje eu fui de Homero a Safo de Lesbos.

Coisas que eu posso compartilhar...

Um poema de Safo, em brilhante tradução ao inglês (sorry, não sei o autor). (Pena que não vou poder usá-la e que das que encontrei ao português não gostei muito.)

O pema não tem título, só é endereçado "A uma mulher querida". Para ler e reler.


That man seems to me peer of gods,
who sits in thy presence,
and hears close to him
thy sweet speech and lovely laughter;
that indeed makes my heart flutter in my bosom.
For when I see thee but a little
I have no utterance left,
my tongue is broken down,
and straightway a subtle fire has run under my skin.
With my eyes I have no sight,
my ears ring,
sweat bathes me, and a trembling
seizes all my body; I am paler than grass,
and seem in my madness little better than one dead.
But I must dare all, since one so poor...


PS nada a ver: E hoje é o dia do meu santo! Acabei de lembrar porque meus pais ligaram. ... Seria bom comemorar só o dia do santo, em vez do aniversário - mesmo os não crentes. Assim a gente poderia esquecer da idade, e não teria que cantar o "Happy Birthday". Aliás, está na hora de alguém inventar uma outra musiquinha. Essa fica bem para as crianças de menos de 10, mas estou achando cada vez mais esquisito e constrangedor cantá-la em aniversários de pessoas com 60, 70, 80 anos.

Tuesday, September 06, 2011

Medianeras (Buenos Aires na era do amor virtual), de Gustavo Taretto

Não percam. Já está em sessões de pré-estreia no Moinhos e no Bourbon Country, acredito que logo estará em cartaz.

Este é o trailer, mas não é um trailer convencional, mais parece um trecho do filme, ou o início - não sei, ainda não assisti. Um trecho muitíssimo bom. (Melhor ver em tela cheia.)


Sunday, September 04, 2011

Traduções ao português 15 (Transgresiones, de Mario Benedetti)

"Alimentar un gran blog em fa sentir una mica blogger", escreve o Uri, me enviando um link para um vídeo de Loquillo.

Não acho que este seja um grande blog (talvez um dia o foi). Mas aqui vai a música, com a tradução do poema de Benedetti.




Transgressões

Todo mandato é minucioso e cruel
eu gosto das frugais transgressões
Por exemplo inventar o bom amor
aprender nos corpos e em teu corpo
Ouvir a noite e não dizer amém 
traçar cada um o mapa de sua audácia
Ainda que esqueçamos de esquecer
é certo que a lembrança nos esquece
Obedecer às cegas deixa cego
crescemos somente na ousadia
Só quando transgrido alguma ordem
o futuro se torna respirável
Todo mandato é minucioso e cruel
eu gosto das frugais transgressões



PS nada a ver: Corta pero buena: entrevista a Harold Bloom en El País de hoy.

Monday, August 29, 2011

Super 8, de J. J. Abrams e Steven Spielberg (ou A volta do cinema de aventura; ou Os nostálgicos)

Vou traduzir (mais ou menos literalmente, e editando um pouquinho e comentando, como sempre) a crítica do filme Super 8 que o Uri me enviou. Eu já queria muito assistir ao filme, que está passando em POA; agora, depois de ler o que meu irmão diz, não vou me demorar. Já queria muito porque, mesmo não sendo ele o diretor, acho que o filme tem muito de Spielberg (começando pelo título); de J. J. Abrams não tenho nenhuma opinião, devo ser uma das poucas pessoas que nunca viu um capítulo de Lost (perdi Lost, duh).


Voltei agora do cinema e, pela primeira vez em muito tempo, estou com vontade de compartilhar uma alegria em vez de xingar a mãe do diretor. E sabendo que em breve, com a estreia do novo filme de Almodóvar, que promete ser ruim, voltaremos à guerra, aproveito este momento de joia e alegria para te dizer que, por fim, hoje recuperei um pouco de minha fé no cinema graças a Super 8.

Sei, sei que dirás que Tailândia destruiu meu cérebro para sempre jamais [O Uri voltou de uma viagem a Tailândia e Indonésia e diz que, por enquanto, não tem palavras para descrever a experiência], que Super 8 não deve ser uma obra-prima, nem vai passar à história do cinema, nem é um filme dos que tentam mudar a linguagem do cinema, nem uma história profunda e reveladora, nem nada realmente novo. Não, não é: é só um filme clássico de entretenimento juvenil (juvenil, não infantil, OK?), sem maior objetivo do que entreter, divertir, prender o espectador e, porque não, fazer com que os jovens acreditem um pouco na mágica do cinema e com que este lhes pareça um pouco mais atrativo. Mas isso, oh irmão!, isso que parece tão simples, já é muito. Trinta são muitos anos, e trinta, nem mais, nem menos, são os anos de vazio entre os filmes da nossa geração e este Super 8. E depois desses anos desérticos, fico feliz que por fim uma nova geração possa crescer com algo parecido aos nossos E.T., Indiana Jones, Star Wars, os Goonies, etc. [The NeverEnding Story, eu diria também; Close Encounters of the Third Kind, Jaws, se bem que esses são dos 70.] Porque Super 8 é isso: um filme que lembra todos esses outros (a homenagem é mais do que evidente, até no vestiário, as bicicletas, o tipo de cidadezinha, o atrezzo, etc.) e usa os efeitos especiais atuais só para melhorar alguma cena, mas sempre mantendo o visual realista, até retrô (de fato, o filme poderia se passar no mesmo ano de E.T.); e tem um roteiro bom, não para crianças tontas del culo, bobas, que não edulcora nem tenta fazer nada mais digerível (atenção, é um filme juvenil, também não fica esperando um Platoon), com detalhes que os babacas de Hollywood tinham esquecido por décadas e coisas que os executivos dos grandes estúdios não permitiram nunca nos últimos anos. E assim, oh brother, a gente se sente um pouco como nessa época, quando ia ao cinema sendo criança, sorrindo; sorrindo porque sabia que o filme o prenderia, e por começar a pensar que, no futuro, talvez, a gente poderia tentar fazer cinema também. E a gente pode finalmente falar de cinema de entretenimento (ou comercial, dizem alguns bestas) digno, sem ter vontade de bater a cabeça num muro na saída por ter se deixado enganar. [Eu tive vontade disso depois de um Harry Potter, lembras, irmão? Alias, de bater tua cabeça num muro, pois foi tu quem propôs um "programa-lixo de domingo" com Harry Potter e McDonald's.]

Porém, nem tudo é maravilhoso. Preciso dizer que, se bem estamos de parabéns pelo fato de alguém ter sido capaz, no mínimo, de se aproximar desse tipo de filmes, também seria bom que o filme fizesse alguma aportação nova. Super 8 já é um passo à frente, sem dúvida (em Barcelona está passando nos cinemas Verdi e nos Renoir, o que é significativo), mas E.T. tem um final melhor, Encounters também, e Indiana Jones (só os Goonies não), e é fato que este filme tira tudo, vive do que nesses filmes já foi feito (mais do que uma homenagem, como disse, às vezes parece que copiaram tudo, cenários, roupas, até penteados, dos 80 e 70). Por enquanto me conformo com isso (tomara que cada ano os filmes de entretenimento fossem assim, com essa energia, em vez de lixo do primeiro ao último fotograma [meu irmão não dá nomes; eu diria: Senhor dos Anéis, Narnia, Harry Potter, Piratas do Caribe, todos os filmes de super-heróis; Avatar, inclusive; The Matrix, essa baboseira pseudofilosófica de estética fascista, etc. (nos dois primeiros casos a coisa é grave pois os livros são muito bons)], mas espero que a partir deste ponto alguém comece a trabalhar para criar cinema de entretenimento novo, do século 21 [o próprio Spielberg + Kubrick já fizeram isso, mas não quero brigar...], que funcione tão bem quanto o do passado, que possa se equiparar a esse mas sem copiá-lo... Enfim: sendo positivo, ao menos as crianças que hoje têm entre 8 e 15 anos poderão voltar a desfrutar do cinema, como fazíamos nós, sem precisar de recuperar DVDs. 

Era isso, não quero te estragar o filme contando mais, só dizer que assistas, e que assistas como quando éramos crianças e íamos ao cinema em Sitges, no verão; compra pipoca se isso te faz lembrar mais da infância, bota uma camiseta e uma calça curta e um tênis, o que tu quiser, mas vai lá, esquece teus 36, just go and let it go.


Trailer:



PS nada a ver: Descobri uma palavra linda, do russo, sem equivalente em outra língua: razbliuto. O carinho que se sente pela pessoa que um dia você amou. (Parece, li no jornal, que existe um Irresistível almanaque das palavras que a gente não tem, da Ed. Conrad.)

Friday, August 26, 2011

A veces es mejor callar

O Sérgio me enviou este poema de Carlos Skliar, que foi seu orientador de doutorado.





"... La distancia mínima entre dos cuerpos no es la palabra obvia, sino el más tímido de los silencios. Por eso a veces es mejor callar, no para decir amor, sino para escuchar..."



E os amigos Eli y Josep, com quem passei dias felizes no Rio, me enviaram estas fotos de Chapada Diamantina, Bahia.





Monday, August 22, 2011

Música de brinquedo em Porto Alegre (e O peixe)

Este fim de semana, a turnê do CD Música de Brinquedo, de Pato Fu, passou por Porto Alegre e, é claro, eu fui (ao último dos três shows, domingo à noite). O teatro do Bourbon Country lotou, cheio de fãs das antigas, dos novos e "do meio", daqueles que vem e vão (foi a Fernanda Takai quem perguntou à plateia); e, sobretudo, de crianças. Estas foram, eu acho, as que curtiram mais o show: muitas ficaram dançando nas cadeiras, outras dançaram no corredor ou foram parar entre o palco e a primeira fileira - crianças mesmo, de uns cinco ou seis anos e até menos. Eu não curti tanto. Adoro o CD, mas... Talvez foi que o teatro do Bourbon não me parece um bom lugar para shows (foi bom para o show do Ney Matogrosso, mas ele além de cantar faz teatro; foi ruim, tão arrumadinho, para o show do Tom Zé; aqui em Porto Alegre só gosto mesmo do espaço do Pepsi On Stage, mas, também, era um show do Fito Páez! :) Talvez percebi pouca empolgação na banda, que já está no final da turnê. Ou talvez o fato de substituir as crianças que cantam no CD, que imagino que a banda não pôde ou não quis levar pelo Brasil afora, por bonecos-monstros, de voz monstruosa, não foi um acerto. Enfim, não sei e tanto faz: não curti muito, mas curti, valeu a pena. A Fernanda estava com sua melhor voz (não tem voz como a dela) e o John Ulhoa esteve engraçado na apresentação das músicas. E o baterista deu show, foi o protagonista em duas ou três canções.

Filmei três delas: duas porque não estão no CD e uma porque eu estava perto demais do palco para não filmar (e tirei umas fotinhos). A primeira música é uma boa versão de "Simplicidade", do CD Toda cura para todo mal, de 2005. Só neste primeiro vídeo o som ficou bom. A segunda é o clássico "Sobre o tempo", de Gol de quem?, do ano 94. Neste vídeo não sei o que eu fiz, a imagem ficou vertical, tem que girar a cabeça 90º :p. Não gostei dessa versão, achei pobre, aqui os instrumentos de brinquedo não bastam. Mas vale a pena ver o vídeo para curtir o baterista tocando o João Bobo (nem sabia que essa espécie de pino de boliche inflável existia e tinha essa nome; não existe na Espanha, que eu saiba). E a terceira é "Love Me Tender" (do piorzinho ou mais prescindível do CD, sorry).








E as fotos:

























Fernanda Takai. Sempre linda. Sempre muito bem vestida, ou vestida num estilo que eu gosto, japanese-homely-(just a little bit) cool. (A Gabi me disse quem era seu estilista; esqueci o nome, prefiro acreditar que é ela mesma.)


Alguns instrumentos que a Fernanda tocou e a bateria de brinquedo ao fundo.


John Ulhoa falando com os bonecos-monstros (chatos).


Alguns dos (muitos) instrumentos que tocou o John.


PS: O melhor do fim de semana foi a apresentação do livro da Ana Santos. Foi um sucesso, mas não vou escrever nada aqui, ao menos por enquanto. Quero saber como ela se sentiu, como se sente. Li os três primeiros contos (os dois primeiros eu já conhecia) e fiquei maravilhado (de novo). O Sérgio me escreveu dizendo que O que faltava ao peixe está na gôndola de entrada da livraria Cultura, "entre blockbusters"... A Ana vai longe!


Sunday, August 21, 2011

Fotos de cinco días en Río con Eli y Josep (y con Bel)

Estos días en Río fui feliz. Casi todo ocurrió a través de mí, y no en mí o para mí.


(Reabierta la posibilidad de hacer comentarios!)






















Barrio de Santa Teresa. El tranvía nos dejó en el Largo do Guimarães y desde allí subimos a pie, hasta el Largo das Neves. Y seguimos subiendo, y subiendo. Subimos demasiado. Al final, preguntamos a un policía dónde podíamos comer y el hombre nos dijo que más arriba había el bar adonde iba él, el Bar do Gaúcho. Vale la pena: además de gaucho, el dueño del lugar es colorado :). Y comimos muy bien.


















Eli y Josep en el Bar do Gaúcho.


















Autorretrato en Santa Teresa.


















Después de comer, bajamos un poquito en autobús. Y en este caserón, con librería-café en la planta baja, tomamos el café y descansamos.


















En la terraza de la librería-café. Colgada en un árbol había la placa "Largo das Letras".


















Una noche fuimos al Clube dos Democráticos, en Lapa, donde tocaban los Anjos da Lua (samba). La foto es de antes de que el local se llenara. Era samba en pareja, y no saqué a ninguna chica a bailar, por timidez y porque no sé bailar bien. Había parejas bailando muy, pero que muy bien, dando show.


















Esta foto es del Corcovado, del Cristo Redentor.


















Y esta también. No era la primera, ni la segunda, ni la tercera vez que subía, por eso no tiré fotos del Cristo. Éste es uno de los paneles de luces que lo iluminan. Eli y Josep sabían que yo había subido muchas veces y tuvieron el detalle de pagarme el billete. Tuvieron más detalles, me invitaron a cenar (escondidinho de charque, queijo coalho grelhado, pastelzinhos de camarão) a la Academia da Cachaça, en Leblon, la última noche. No era necesario. Fue genial hacer de guía turístico de mis amigos, fue fantástica su compañía.






















Luna llena sobre la Baia de Guanabara.






















Chica triste.


















Museu de Arte Contemporânea de Niterói, obra de Oscar Niemeyer. El edificio en sí es una obra maestra, pero no me pareció un buen museo. El espacio expositivo es muy pequeño, y las vistas a la bahía y a Río desde el interior distraen la atención.


















Eli en la pasarela de entrada al MAC, con una de las playas de Niterói al fondo.


















Barraca en la playa de Ipanema. Esta foto es para Ana, mi sobrina, que nacerá dentro de ocho semanas (una más, una menos). De su tío preferido :p, el tiet de Brasil.






















Una morena de más de un metro de largo. Está en el acuario del restaurante Mio, calle Farme de Amoedo, Ipanema.






















En la Feria Hippie de la plaza General Osório, Ipanema (domingo por la mañana).


















Con Bel (queridíssima Bel).



Y, en el vídeo, un paseo por el jardín de la antigua casa de la familia Moreira Salles, actual Instituto Moreira Salles, en el barrio de Gávea, ya dentro de la Floresta da Tijuca, selva atlántica que rodea Río. Obra de Olavo Redig de Campos y del paisajista Roberto Burle Marx. Vimos una buenísima exposición de dibujos de Saul Steinberg, que termina hoy.

Traduccions de Brasil 63 (Namorados, de Manuel Bandeira)

(Retomo las traducciones del portugués al español o al catalán, que no hacía desde abril de 2010. Este poema lo encontré en un libro de Manuel Bandeira que Isabel tenía en casa, encima del televisor.)


Enamorados

El chico se acercó a la chica y le dijo:
-Antonia, aún no me acostumbro a tu cuerpo, a tu cara.
La chica miró al lado y esperó.
-Recuerdas cuando éramos niños y de repente veíamos una lagartija rayada?
Ella se acordaba:
-Nos quedábamos mirando...
La infancia jugó de nuevo en los ojos de Antonia.
El chico continuó, con mucha ternura:
-Antonia, pareces una lagartija rayada.
La chica abrió mucho los ojos, hizo exclamaciones.
El chico terminó:
-Antonia, eres muy divertida! Pareces loca.



PS: Otra de Kevin Johansen. (Hoy voy al concierto de Pato Fu, de la gira "Música de brinquedo". Habrá títeres también. :)

Monday, August 15, 2011

Faltam 5 dias! :)))

















Junto com o convite, a queridíssima Ana me enviou também estes versos da Adélia Prado:

Quando escrever o livro com o meu nome
e o nome que eu vou pôr nele, vou com ele a uma igreja,
a uma lápide, a um descampado,
para chorar, chorar, e chorar,
requintada e esquisita como uma dama.

Cumbiera intelectual, de Kevin Johansen

Foi a Bel quem me mostrou esta música ontem. Achei ela maravilhosa, muitíssimo engraçada. Dedicada às pessoas que leem ou leram demais. De fato, o título completo da música é "Cumbiera intelectual (para aquellas)".

(E eu que achava que o Kevin Johansen era inglês ou norte-americano, iiih.)




La conocí en una bailanta todo apretado. Nos tropezamos pero fui yo el que se puso colorado. Era distinta, diferente su meneada, y un destello inteligente había en su mirada... Cuando le dije si quería bailar conmigo se puso a hablar de Jung, de Freud y Lacan. Mi idiosincracia le causaba mucha gracia, me dijo al girar la cumbiera intelectual, me dijo al girar... ah! (“Jung, Freud, Simone de Beauvoir, Goethe, Beckett, Cosmos, Gershwin, Kurt Weill, Guggenheim...”) Estudiaba una carrera poco conocida, algo con ver con letras y filosofía. Era linda y hechicera su contoneada, y sus ojos de lince me atravesaban. Cuando intenté arrimarle mi brazo se puso a hablar de Miller, de Anaïs Nin y Picasso. Y si osaba intentar robarle un beso se ponía a leer de Neruda unos versos. Me hizo mucho mal la cumbiera intelectual. No la puedo olvidar... a esa cumbiera intelectual. Si le decía “Vamos al cine, rica”, me decía “Veamos una de Kusturica”. Si le decía “Vamos a oler las flores”, me hablaba de Virginia Woolf y sus amores. Me hizo mucho mal la cumbiera intelectual. No la puedo olvidar... a esa cumbiera intelectual... Le pedí que me enseñe a usar el mouse, pero solo quiere hablarme del Bauhaus. Le pregunté si era chorra o rockera, me dijo “Gertrude Stein era re-tortillera”. No la puedo olvidar... (Jarmusch, Cousteau, Cocteau, Arto, Maguy Marin, Twyla Tharp, Gilda, Visconti, Gismonti...) Me hace daño! Yo no quiero que pienses tanto, cumbiera intelectual! Yo voy a rezarle a tu santo para que te puedas soltar... (“Paul Klee, Ante Garmaz, Kandinsky, Diego, Frida, Tolstoi, Bolshoi, Terry Gilliam, Shakespeare William...”) Aprendí sobre un tal Hesse y de un Thomas Mann, y todo sobre el existencialismo alemán. Y ella me sigue dando cátedra todo el día, aunque por suerte de vez en cuando su cuerpo respira. Su cuerpo respira, su cuerpo respira. Yo no quiero que pienses tanto, cumbiera intelectual. Yo voy a rezarle a tu santo, para que seas más normal. Para que te puedas soltar... Cumbierita, cómo la quiero...

Saturday, August 13, 2011

Como o Rio é bom!

Como o Rio é bom... De novo, estou fazendo de cicerone aqui, e é uma maravilha, diferente a cada vez. Esta cidade me enche de energia... O melhor é sempre e em primeiríssimo lugar rever a Bel (e a Carol e a Karyn, mas ainda não encontrei elas). E a seguir a companhia dos amigos ou familiares que estão comigo, e logo as pessoas novas que a gente conhece, os lugares... Tem lugares onde não consigo deixar de ir, uma e outra vez (perdi a conta das vezes que peguei o bondinho de Santa Teresa), mas depois eu me viro para fazer "o meu" roteiro também, hehe, ir para lugares novos, ou antigos que ainda não conheço. Tipo, fomos na Lapa, mas levei a Eli e o Josep, o casal de amigos que está comigo, no Clube dos Democráticos em vez de no Carioca da Gema (incrível, o Clube: lembrou-me dos lugares que minha vó descreve quando fala dos bailes onde ia quando jovem, lá pelos anos 40, esses "ateneus" ou "cassinos" das cidadezinhas fora de Barcelona, com seus tetos altíssimos, espaços amplos, palco para a orquestra com mesas ao redor, os homens tirando as mulheres para dançar); em vez de no Circo Voador, na Fundição Progresso, em vez de no supermercado Zona Sul da General Osório, no Hortifruti do Leblon (novo, recomendado pela Bel). Aproveitando que o Josep gosta de arquitetura, fui pela primeira vez a Niterói, ver o museu (maravilha de museu e maravilha de passeio em barca para atravessar a bahia; leva só uns 25 minutos, desde a Praça XV; a Bel, carioca "daquelas" :p, disse que o melhor de Niterói é a vista, mas eu adorei passear por lá, nada a ver com o agito do Rio). Hoje vamos à antiga casa dos Salles, que agora é a Fundação Moreira Salles, com o jardim de Burle Marx (quem assistiu ao documentário Santiago sabe como é lindo), também vai ser novo para mim. E novo foi subir à favela do Cantagalo: na estação de metrô General Osório construíram um baita elevador, mais alto que o Lacerda, muito moderno e tal, e as vistas são incríveis, e dá para andar um pouco pela comunidade, tomar uma cerveja, muuuito bom. E o albergue! Voltou minha fé nos albergues. O Terrasse Hostel, na Farme de Amoedo (é a rua dos gays em Ipanema) é para mochileiros mesmo, de todos os lugares e idades, sem nada de discoteca dentro do albergue, bem diferente do Copa Hostel em Copacabana, ou do Kabul de Barcelona, ou do... odiei tanto que até esqueci o nome: esse que me deixou em desespero na Avenida de Mayo, em Buenos Aires... Aqui tem mochileiros com vontade de conhecer o lugar (vontade de festa, também, mas de festa carioca, não dessas às que dá para ir em qualquer lugar do mundo). Conhecemos um colombiano, um australiano (ontem fui com eles à Lapa, meus amigos não foram, estavam acabados, hehe; antes de ontem saí com eles à noite e hoje também vai ter festa, quem sabe na quadra da Salgueiro, ou, se não, melhor ainda, com a sobrinha da Bel, que sempre sabe qual é a boa); um casal de irlandeses muito queridos, etc. E os caras do albergue também são super atenciosos, queridos. É tudo de bom... A praia fica para amanhã domingo. Acho que vai dar para tomar banho de mar. À noite está fresco, mas durante o dia chegamos aos 30°C...

Postado sem revisar! Fotos num próximo post! 

Friday, August 12, 2011

Faltam 10 dias! :)))

(Faltam 9, na verdade; queria ter postado o cartaz ontem.)

























(Gosto demais da Ana e do que ela escreve, e o que eu poderia pôr, ou tentar pôr aqui em palavras não faria sentido, seria sempre pouco, curto, pequeno... A Ana é incrível, deixo só o cartaz.)

(Sempre juntos na aventura, Ana, desde "my mother is a fish".)

(Estou muito feliz.)